Edito pasto

La longue liturgie des Jours saints

– Par Valérie Carrier

La période de l’année la plus importante pour les chrétiens est la Semaine sainte. Nous la vivons, année après année, en participant aux rassemblements traditionnels… Mais saviez-vous que les offices des Jeudi, Vendredi et Samedi saints n’en forment liturgiquement qu’un seul? C’est comme dire que la mort et la résurrection de Jésus sont indissociables lorsqu’on les commémore… D’une grande beauté théologique à découvrir!

Le Jeudi saint, le prêtre débute la célébration en nous invitant à faire le signe de la croix, comme à chaque messe. Mais à la fin, il n’y a pas de bénédiction finale : la célébration est laissée en suspens, généralement avec de l’adoration eucharistique, afin que nous veillions avec Jésus, à sa demande, alors qu’Il est à l’agonie dans la perspective des souffrances qu’Il vivra dans les heures suivantes. Et quand arrive l’heure, le lendemain, de nous rassembler à nouveau pour commémorer le procès, la flagellation, le portement de la croix et la mort de Jésus, on ne fait aucun signe de croix pour débuter puisque que c’est la liturgie de la veille qui se poursuit.

Le Vendredi saint est la seule journée de toute l’année où la liturgie catholique n’inclut pas de consécration eucharistique. Alors que le sacrifice de Jésus, que nous actualisons à chaque messe, est médité d’une manière toute spéciale, nous ne reprenons pas les mots et les gestes par lesquels le Christ nous a fait le don de l’Eucharistie, mais nous communions aux hosties consacrées la veille. Et bien qu’on ne fasse pas communautairement le signe de la croix, il y a le signe physique d’une croix en bois, symbole qui nous permet de vénérer plus concrètement la Croix du Christ.

Encore une fois, il n’y a pas de bénédiction finale, le Vendredi saint. En effet, la même célébration liturgique se continue ensuite à la tombée du jour, le lendemain soir, alors que le soleil doit être couché pour que puisse commencer la Veillée pascale. Et là, on accueille la lumière du feu comme symbole de la victoire de la Vie sur toute mort, on lit l’histoire du salut par des textes de différents livres de la Bible, on baptise les catéchumènes lorsqu’il y en a… et on termine par une bénédiction solennelle en ce jour de fête! Et pendant 8 jours (l’octave de Pâques), chaque jour, ce sera Pâques; la fête se poursuit! Les catholiques, on approfondit des thèmes douloureux avec pénitence… mais c’est pour se préparer le cœur et permettre que la joie ne soit ensuite que plus grande!

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