– Par Valérie Carrier
Septembre… La vie « normale » reprend, c’est le retour aux activités quotidiennes régulières. J’espère que vous avez bien profité de l’été! Avez-vous pu prendre des vacances de certaines de vos responsabilités pour avoir le loisir de mieux apprécier l’existence?
Et à travers tout ça, avez-vous pris des vacances de Dieu?
Parce que lorsqu’on vit sa foi comme un ensemble d’obligations et de tâches, c’est bien logique de vouloir une pause de quelques semaines… D’ailleurs, il est tout à fait normal qu’il y ait un ralentissement des activités pastorales pendant l’été. Par contre, certaines obligations de vie ne peuvent pas être mises en mode « vacances » facilement : des parents, par exemple, ne peuvent pas mettre leurs enfants en pause pour passer un été plus relaxant. Et encore plus radical : personne ne peut prendre des vacances de respiration, de nutrition, de sommeil!
Le mois dernier, lors d’une retraite estivale, j’ai eu la grâce de faire un peu de prédication sur le thème : « Quand les hommes aiment Dieu » (Rm 8, 28) Ça m’a donné l’occasion de revisiter les bienfaits extraordinaires de la relation d’amour avec Dieu pour laquelle est fait tout être humain. En effet, non seulement Dieu nous aime infiniment et gratuitement, non seulement il veut notre bien et le connait, mais en plus, si nous apprenons à mieux l’aimer en retour, nous devenons nous-mêmes plus heureux! Lorsqu’on aime vraiment le Seigneur, on n’a pas besoin d’en attendre une éventuelle récompense : expérimenter cet amour offre en soi sa propre récompense!
« Je passerai mon Ciel à faire du bien sur la Terre », disait sainte Thérèse de Lisieux sur son lit de mort. La première fois que j’ai entendu cette phrase, elle m’a beaucoup impressionnée : prier et faire le bien pendant toute ma vie terrestre m’apparaissait déjà beaucoup d’efforts; une fois au Ciel, je comptais bien relaxer simplement! Mais non, pas « la Petite Thérèse ». Puisque son amour était ajusté à celui de Dieu, il la poussait tout naturellement à vouloir se donner entièrement pour que le plus de bien possible puisse advenir. Parce qu’aimer mène à vouloir aimer toujours plus!
Dieu n’est pas seulement une personne avec qui nous avons tout avantage à entretenir la relation… Il est cela, mais il est bien plus encore! Il est comme notre respiration, et prendre des vacances de lui équivaudrait à laisser mourir une part de soi-même.
Heureusement, Dieu, lui, ne prend pas de vacances de nous, et même quand nous ne pensons pas à lui, il continue à nous insuffler l’amour!
