Que devient notre Église?

– Jean Gagnon, animateur de pastorale

C’est une question qui revient souvent dans les discussions des personnes que l’on dit « pratiquantes ». Fermeture d’églises, diminution des prêtres, difficultés financières des fabriques, absence des baptisés à la vie de l’Église et quoi encore? Il est certain que notre Église vit de profonds changements qui peuvent inquiéter, mais, comme tout organisme vivant, elle change. Certains diront qu’elle est vieille et condamnée à mourir. Pour ma part, j’aime la voir comme une éternelle adolescente, qui, aux tournants de nombreux tumultes, est appelée à toujours devenir encore plus adulte. Si elle compte moins de membres dans ses rangs, ne faut-il pas nous rappeler la prophétie du livre de Sophonie : « Je ne laisserai subsister au milieu de toi qu’un peuple petit et pauvre, qui aura pour refuge le nom du Seigneur » (So 3, 12)

Du même coup, les parents continuent d’appeler pour que leurs jeunes reçoivent l’initiation aux sacrements. De nouveaux parents viennent frapper à notre porte pour y introduire dans la famille des enfants de Dieu leur propre enfant. Des couples désirent le mariage pour copier leur amour sur celui du Seigneur pour chacun de nous. Les gens continuent de venir à la messe, semaine après semaine, pour célébrer l’eucharistie. Les gens assistent aux retraites et aux catéchèses. Dans ce qui semble être une déroute, n’y a-t-il pas des signes? Ne devons-nous pas nous répéter que, bien que l’Église soit humaine, elle est d’abord le projet de Dieu qui nous est confié? Redisons cet adage qui porte un espoir dont nous ne mesurons pas toujours assez la portée : « L’Église sera ce que l’Esprit veut qu’elle soit ».

Ceci étant dit, il n’y a rien de magique ou d’automatique. L’Esprit allume le feu, mais n’y met pas le bois pour continuer à l’alimenter. Qui répondra à l’appel du Seigneur qui a besoin de tous les ouvriers et ouvrières disponibles? Qui, au nom de son baptême, choisira d’emboîter le pas pour faire de ce qui semble mourant une réalité vivante? Pour paraphraser le président américain John F. Kennedy : Il ne faut plus se demander ce que notre Église peut faire pour nous, mais plutôt ce que nous pouvons faire pour notre Église. Tout est à faire de toujours à toujours. Comment répondrez-vous à l’appel?

Nouvel horaire des célébrations à partir de la fin de semaine des 20 et 21 juin

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